Comment reproduire les végétaux : le guide complet

Dès l’ébauche sur terre des premiers sols, les arbres se sont multipliés. D’abord par des graines ; les forêts se sont étendues par ces semis naturels. Puis des hybridations naturelles dues à l’intervention du vent ou des insectes butineurs ont multiplié les variétés d’arbres, voire des espèces. Nous vous parlions récemment des plantes purifiantes de la maison, nous allons aujourd’hui vous montrer comment reproduire ces plantes.

Enfin la nature a créé d’elle-même d’autres moyens de reproduction : une branche se rabat sur le sol et s’enracine, c’est du marcottage ; une branche tombe sur le sol et s’enracine, c’est du bouturage ; deux branches s’enlacent et mêlent leurs tissus, c’est du greffage… L’homme a observé ces phénomènes pour créer ses propres moyens de reproduction qui comprennent :

>Les méthodes de multiplication dites sexuées

Les moyens sexués sont l’action du pollen de l’organe mâle sur le pistil de l’organe
qui donne naissance aux fruits et aux graines : semis de graines naturelles,
semis de graines hybridées donnant des plantes fixées définitivement ou qu’il
faut reproduire par bouturage, marcottage ou greffage

Multiplication par le semis

Les graines sont récoltées sur des fruits bien mûrs. Si le fruit est sec (noyer, noisetier….), il est conservé tel quel dans un endroit non humide. S’il s’agit d’un fruit à pulpes ou à chair (pommier, vigne ou rosier), il faut extraire les graines et les faire sécher.

  • Les semis directs, sont réalisés en pleine terre, à la volée ou en rayons. Favorable en automne et au printemps.
  • Les semis de graines stratifiées permet une germination rapide grâce au ramollissement du tégument (enveloppe de la graine)

La stratification

Elle procure des avantages certains sur les semis directes: Une germination mieux assurée. Elle permet aussi d’éliminer une grande partie de l’humidité contenue dans la graine, ce qui a pour conséquence de réduire la pourriture.

Les méthodes asexuées pour multiplier les plantes

Le grand intérêt de la multiplication asexuée est de donner des sujets conservant les caractères de leur géniteur. Ce qui n’est toujours le cas dans les espèces dioïques qui comprennent deux individus: le pied mâle  ne donnant que des fleurs à pollen, le pied femelle produisant seul des fruits (peuplier, actinidia..). Avec le semis on ne peut savoir le sexe exact des arbustes avant leur floraison.

Le bouturage

Procédé commode de reproduction mais qui réussit plus ou moins bien selon les espèces, certaines se montant assez rebelles. Il consiste à mettre en terre une portion de rameau, feuillu ou non, prélevée sur un arbre que la bouture reproduit fidèlement.

Trois facteurs essentiels président à la réussite du bouturage :

  • Le choix de la bouture: il se fait selon les espèces en bouture tendre, demi-tendre ou ligneuses
  • Le choix du milieu: on utilise de préférence des substrats léger, perméable et s’échauffant facilement.
  • Le choix de la l’époque: Qui varie selon les espèces du début du printemps à la fin de l’automne. A noter que le bouturage de fin d’été (de fin août à la première quinzaine de septembre) constitue une période très propice pour le bouturage, parce que le fond de l’atmosphère présente une humidité naturelle qui favorise la reprise en pleine terre.

Exemple avec la bouture de rosier : choisir des rameaux ayant fleuri, ni trop forts ni trop faibles, et les couper le plus bas possible ; les partager en tronçons de trois ou quatre feuilles ; tailler la base juste sous un nœud, en léger biseau ; supprimer les feuilles inférieures, en ne gardant au maximum que les deux supérieures dont on supprimera quelques folioles ; veiller impérieusement à ce que les feuilles conservées possèdent à leur aisselle des bourgeons bien formés mais non en voie de débourrement (très important) ; choisir un emplacement autant que possible à l’ombre, ameubli à l’avance avec apport de sable et si possible de bouse de vache ou de 40 à 50 g/m2 de superphosphate de chaux (à défaut, tremper les bases des boutures dans une poudre d’hormones); enfoncer les boutures à la main, jusqu’au niveau des feuilles conservées, et recouvrir de plastique durant dix jours ; le retirer et bassiner les jours suivants si le temps est à la chaleur. La reprise est assurée si les feuilles sont restées vertes ; certaines boutures perdent leurs feuilles, mais la réussite reste possible si la tige est verte. Le curieux peut vérifier en arrachant une bouture : à la base s’est formé un bourrelet cicatriciel, gage de la réussite même s’il ne porte pas encore de radicelles. Il est bon de protéger du froid, en hiver, avec une couverture de tourbe. La mise en place se fait au printemps suivant, la floraison est assurée dans l’année.

Le marcottage

Le marcottage consiste à provoquer, sur un rameau adhérant encore au pied mère, la formation de racines adventives, puis à le sevrer lorsqu’il est apte à se nourrir lui même. L’arbre reproduit est absolument semblable au pied mère: il fleurit et donne des fruits très vite.

On dénombre différents types de marcottage, comme notamment:

  • la marcotte simple ou marcotte pas couchage
  • la marcotte en cépée
  • la marcotte mixte
  • la marcotte aérienne

Le drageonnage

Certains arbres et arbustes possèdent la propriété d’émettre à plus ou moins longue distance de la souche ou de la base du tronc des rameaux naissant directement sur leurs racines. Ces rameaux arrachés avec un tronçon de racine peuvent être replantés: on les appelle des drageons. Lorsqu’un arbre non greffé émet des drageons, la variété se trouve reproduite. Ainsi le cerisier acide, certains pruniers, le framboisier, le noisetier… Tout drageon issu d’un arbre greffé ne peut reproduire la variété, mais il peut se greffer à son tour.

l’éclatage

Ce procédé de multiplication s’adresse uniquement aux arbres et arbustes se développant en touffe: figuier cassissier, groseiller, framboisier, deutzia, genista…

La multiplication consiste consiste à détacher de la touffe des rameaux garnis de racines et qu’on appelle les éclats. La variété est toujours très fidèlement reproduite.

Le greffage

le greffage, une des méthode de multiplication des végétaux.
C’est un art qui consiste à rechercher la soudure d’une partie d’un végétal (greffon) sur un autre végétal (sujet ou porte greffe) qui devient son support et son nourricier. Cette opération est délicate par son exécution et par la difficulté de déterminer la meilleure époque pour la réaliser.

Pourquoi greffer ?

Pour de nombreuses raisons, dont voici les principales:

  • Propagation d’une variété horticole rebelle aux autres procédés de multiplication
  • Amélioration d’un sujet sans intérêt par ses fleurs ou ses fruits
  • Accroissement de la vigueur d’un sujet faible à qui l’on offre un porte-greffe fort
  • Obtention d’un développement plus rapide les premières années avec affranchissment par la suite.
  • Résistance plus grande aux maladies et aux prédateurs
  • sauvetage d’un arbre accidenté.
Les différente opérations du greffage
  • Préparation du porte greffe
  • Préparation du greffon
  • Réalisation de l’assemblage
  • Pansement de la plaie
  • Soins après greffe
Les méthodes utilisées
  • la greffe par approche
  • la greffe à l’écusson
  • la greffe en placage
  • la greffe par rameau rapproché
  • la greffe en fentes terminales
  • la greffe en couronne
  • la greffe à l’anglaise

Si vous souhaitez en savoir plus sur les méthodes de multiplication des végétaux, notamment parce que vous avez la main verte, et qu’il est inutile de payer pour reproduire ses propres plantes, nous vous invitons à visiter ces pages:

>Sources




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